Jolly Fellow, prêcheur électro, amen !

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Par Helena Hurry (FFC) le 14 janvier 2013.

Jeune artiste établi à Clermont-Ferrand, Jolly Fellow vient de sortir “The Whore” (en écoute un peu plus bas) sur Colibris Records. Un son bien techno et grinçant avec des “paroles” trash susurrées en anglais par un mec qui a l’air énervé contre la gent féminine… La recette fonctionne, on a envie de danser et de mettre des gifles. Histoire de se calmer les nerfs, on a voulu savoir qui était Jolly.

Pour ceux qui ne te connaissent pas, peux tu te présenter ?
Jolly Fellow, 35 ans, coincé entre Pink Floyd, le Punk et la New-Wave, au beau milieu de la France, prés de Clermont-Ferrand. J’ai ensuite grandi à Paris, où j’ai découvert la musique qui allait occuper le reste de ma vie.…

Comment es-tu arrivé aux musiques électroniques, tes influences ?
Je ne remercierai jamais assez mon père d’avoir été fan de Jean-Michel Jarre et de Depeche Mode et de me les avoir fait découvrir quand j’étais jeune. C’est le plus bel héritage qu’il m’ait légué !
Après, assez logiquement, la musique électronique m’a tendu les bras. Touché dés le début des années 90 par Laurent Garnier,  j’ai suivi tous les mouvements français, de Ludovic Navarre à Manu le Malin… Puis je me suis intéressé aux origines de l’électronique, c’est-dire aux sons en provenance de Chicago, Detroit, et bien sûr la « terre sainte », l’Allemagne.

Comment définirais-tu le style de tes productions ?
C’est très varié car je n’ai jamais su m’arrêter à un « style », je n’aime pas l’idée d’être rangé dans une case, car ça ne me ressemble pas. Je me suis nourri de techno, house, electronica, mais aussi de jazz, forcément. Je m’exprime aujourd’hui avec toutes ces « armes » à la fois… Le « style » d’un morceau va dépendre de mon sentiment au moment où je le compose en fait.

Si tu devais organiser une soirée, quel seraient le lieu et le line up de tes rêves ?
Je verrai bien un truc à Notre-Dame de Paris, j’ai toujours rêvé de faire une rave dans une cathédrale ! Et pour les artistes, Kraftwerk, Arnaud Rebotini, DJ Pierre et bien sûr Tonton Garnier ! Que les machines sonnent !

Tu te dis toi-même un “acteur de la scène électro du centre de la France”, comment décrirais-tu cette scène ? 
J’aime le mot « acteur » car on peut comprendre, « participant » mais aussi « militant ». Pendant une quinzaine d’années, j’ai mixé dans tous les lieux possible de cette région en prônant ma musique comme un prêcheur, et je continue encore maintenant, même si aujourd’hui, Clermont-Ferrand se trouve en plein essor, voir même en tête de proue. Le club 1O1 et la Coopérative de Mai participent grandement à la culture électronique locale, et des artistes formidables émergent de ce bouillon, tel qu’Offset, Mr Nô, Syrob, Nancy Fortune, Sultan, Freak, Galaktyk Koboys, Toni Be… Sans parler des collectifs comme « Beat Me For a Beat » et « Classical » qui ont un panel d’artistes plus que prometteurs !

Où pourra-t-on venir t’écouter dans les prochaines semaines ?
En fêvrier je mixerai le 2 au Club 1O1 avec Marc Pinol, le 4 au le festival international du court-mêtrage de Clermont-Ferrand, et le 15 lors d’un live au Poco Loco avec la crème régionale ! Sinon mes prochains live et Dj set set seront annoncés sur mes comptes Facebook et Twitter et je t’informerai, c’est promis !

Et tes prochains tracks à sortir, c’est quoi et c’est quand ?
Pour ce qui est des sorties, le titre « The Whore » sort dés maintenant avec le remix très sexy d’Elijah Dilo. D’autres titres vont vite suivre, car j’ai tourné cette année avec un live, qui m’a permis de tester pas mal de folies ! Que ce soit au Rachdingue (Espagne) ou aux Nuits D!V!NE, j’ai pris de bonnes notes…

Dans ton track « The whore », les paroles sont assez crues et plutôt énervées, pourquoi tant de haine ?!?
Ha ! Je savais que j’allais avoir des plaintes féminines ! Mais la colère c’est comme l’amour ou la mélancolie, nous y sommes tous sujets ! Pour le coup, le texte est surtout adressé à ces « putes à Champagne » qui mènent les âmes perdues par le bout du nez telles des sirènes maléfiques…

Un message pour les lecteurs du site de la FFC ?
S’ils sont sur ce site, alors je n’ai pas grand chose à leurs conseiller de mieux, sauf peut-être de ne pas trop s’égarer sur la facilité, défendre ses couleurs musicales, et faire en sorte que l’électronique, la vraie, ne meure jamais.

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Comments

  1. Ghost dit :

    Joli interview Fafa !!! :0)

  2. Loodboy dit :

    Yeah ! Un son qui déboîte et une belle itw ! FFC Riprazent ! :D

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